jeudi 23 mai 2013

Retrouvez l'ensemble des chroniques Europe d'Emmanuel Morucci

23 05 2013


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mercredi 26 mai 2010

Chronique d'Emmanuel Morucci, Président de la Maison de l'Europe : " Pour un Traité des Solidarités européennes "

26 05 2010



Je partage la préconisation du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz lorsqu’il dit que l’Europe a besoin de solidarité, d’empathie et « pas d’une austérité qui va faire bondir le chômage ». Et pourtant, si la marge de manœuvre des gouvernements face au dictat des places boursières est étroite, la réponse apparaît comme mal mesurée et la stratégie fortement inadaptée. Sans doute et nous en sommes tous d’accord, faut-il réduire les déficits. La dimension idéale pour se faire est l’Union et pas les Etats membres individuellement. Le risque étant de voir les compétitions, encore une fois, occuper les esprits.

Quoi que les gouvernements fassent, rien ne pourra satisfaire les financiers que le gain qu’ils pourront en retirer. Seule la prise d’une décision politique commune et forte pourra régler la situation vis-à-vis des officines. C’est le moment, d’autant que l’Europe est bien devenue la dimension idéale de traitement de la situation. La zone euro l’est en tout cas. Plus personne ne semble en douter. Et c’est bien dans cet espace communautaire que s’organisent tant bien que mal les stratégies sensées installer, pour les citoyens de l’Union comme pour les interlocuteurs du reste du monde, les outils d’un retour à la croissance. Pour y arriver, il est nécessaire d’ouvrir les portes de la zone euro aux membres de l’Union qui n’y sont pas encore et qui le souhaitent.

Mais ce n’est pas d’une austérité coordonnée dont les Etats européens ont besoin. Mais de politiques coordonnées sur les champs élargis de la gravitation économique. Politiques monétaires et financières, choix économiques, réindustrialisation des territoires, action et protections sociales sont à traiter ensemble et de façon coordonnée.

C’est donc bien une nouvelle étape de la construction européenne qui s’ouvre aux Européens. Ceux-ci ont besoin de lisibilité dans l’avenir et pas de peurs. Ils ont besoin d’espoir et même plus, d’espérance. Le moment est venu d’engager l’Europe sur le chemin de la consolidation et d’une ambition commune. Le noyau dur est l’Union économique et monétaire. La monnaie commune est la base d’instauration de politiques communes nouvelles. La citoyenneté européenne en est l’autre versant. Repartons de là et pensons la vision approfondie de ce que peut être l’Union européenne. Outre les solidarités de fait, l’Europe doit se construire ses formes nouvelles de solidarités. Schuman le déclarait, Stigltiz le confirme : « C’est d’abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet européen ».

Mais il ne s’agit pas simplement de le dire, il faut le faire et porter ce projet européen loin devant. Le construire pour les décennies qui viennent en plaçant le devenir des personnes comme axe prioritaire. En ce sens chacun doit s’engager et développer des idées nouvelles, des formes d’actions innovantes. Une grande majorité des Européens est convaincue du bien fondé de la construction européenne. Une Europe qui n’est pas seule au monde mais qui interagit avec les autres régions du monde.

Pour que l’Union ne court pas au désastre, pour que l’avenir ne soit placé dans la seule perspective de l’austérité et donc du désenchantement, il s’agit de donner une direction commune claire à cette Europe voulue et acceptée par le plus grand nombre. Ses champs d’interventions et obligations doivent être qualifiés et identifiés. Cela passe par la rédaction d’un texte fédérateur et fort. Pourquoi ne pas imaginer un Traité des Solidarités européennes ?

mardi 24 mars 2009

Chronique du Mercredi 18 Mars 2009

24 03 2009

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L’Europe politique, celle de la défense ou encore l’Europe des régions semblent avoir été balayées d’un revers de main par les partis et responsables politiques de notre pays. Il y a peu de temps encore, l’ancien premier ministre Michel Rocard, par ailleurs brillant député européen, laissait entendre que puisque « l’Europe politique ne se ferait pas, alors on pouvait laisser entrer la Turquie ». A près de 80 jours des élections européennes, moins de deux mois et demi, aucun parti ne semble être en mesure de dire ce qu’il va faire de l’Europe. Rien au sujet des Européens. Si l’on regarde deux évènements qui font l’actualité la crise et le retour de la France dans le commandement de l’OTAN, le traitement des informations se fait, aux yeux du grand public, de manière éhontée dans un cadre franco-français et dans des perspectives qui apparaissent comme purement nationales.

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jeudi 12 mars 2009

Chronique du 11 mars 2009

12 03 2009

L'image de l'Europe est très mauvaise, dit un internaute, car la plupart des hommes politiques, quand ils doivent prendre une décision désagréable, disent que c'est la faute de Bruxelles.

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